Mon Amérique commence en Pologne, où je ne suis jamais allée, elle est présente et absente commedans la comptine que j’avais inventée enfant, Be my ghost / Be my guest / Come to my America / Nobody knows but me. Sois mon fantôme / Sois mon invité / Viens dans mon Amérique / Personne ne la connaît sauf moi.
Les soirs sans Zoé sont d'Humeur Vagabonde. Et le hasard - qui est très joueur - a encore fait le pitre cette semaine. Le train avait un peu de retard. Loupé les infos, la météo marine, les premières notes de Finding Beauty et l'introduction de Katleen Evin. Alors, lorsque j'ai allumé le poste, ça m'a saisie. C'était du yiddish, mais je n'étais pas sûre. Du polonais peut-être. Du yiddish, finalement. Ikh shtey unter a Bokserboym / I stand under a carob tree. Pour sensibilité exacerbée et âme mélancolique.
La journée avait été confuse. Il avait été question des débuts, de l'origine de la boutique, de son devenu, de ses soubresauts. Bref, sur les ondes, Leslie Kaplan et son nouveau roman - Mon Amérique commence en Pologne - semblaient me faire signe. Et la corde là, on peut la pincer ? Je vous en prie, faites comme si je n'étais pas là...