C'était le temps où nous lisions Kundera, Duras, Zweig et Handke en attendant la chute du Mur : ça nous donnait l'air sérieux. Parfois je m'ennuyais un peu.
Au-dessus de la mêlée, il y avait J.M.G Le Clézio. Poète. Beau garçon. Voyageur. Brillant. Une plume... Nous nourissions aussi une sorte de fascination romantique pour le couple qu'il formait avec Jemia.
Au printemps, une vitrine de La Courte Echelle autour de Frida Khalo m'a inspiré la lecture de Diego et Frida. Le Clézio se rappelait à mon souvenir.
Et ce matin, après avoir écouté les nouvelles à la radio, avant que nos grands esprits ne se rencontrent tous rue Vasselot, j'ai réservé Voyage au Pays des Arbres, un texte illustré par Henri Galeron.J'aime bien les arbres.