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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 12:57

aasile-manifeste

in AASILE, 0.1 PARA-  //  Lisaa Rennes

 

Qui se procure un fanzine, admet la fantaisie comme postulat de départ. Ainsi que la possibilité de la déconcertation et de la confusion. Avant, tu ne sais pas ce qui t'attend, tu n'en sais fichtrement rien, mais tu acceptes. L'extravagance, les méandres de l'idée, l'action politique, la conscience nue, le transport frénétique, l'émotion.

 

Et le dessin.

 

Et les mots. Qui me sont parvenus la veille du jour où le livre a subi une attaque rénégate.

 

Dimanche 1er avril, afin de boucler le bec à ceux qui négligent l'importance et la portée de telles décisions, la Direction AASILE et ses accolytes auraient dû les déclamer, ces mots, sur les marches de l'Assemblée Nationale, brandir leur drapeau et dresser sur le pont de la Concorde des barricades de bouquins. Nous les aurions suivis, les graphistes, les photographes, les écrivains, les dessinateurs.

 

"Moi, AASILE, actuellement désabusé mais en colère j'invite les graphistes qui se trouvent aux portes du maquis ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les photographes, les écrivains, les dessinateurs qui se trouvent aux portes du maquis ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, le livre ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas".

 

> AASILE, fanzine d'expression visuelle - LISAA Rennes - Disponible chez Alphagraph, Blind Spot, O'Rétroviseur.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 08:56

cauchemar-de-femme_samu-social_2012.jpg

http://www.cauchemardefemme.fr

 

Rennes,un matin d' hiver. Il avait neigé. La fille était assise par terre, adossée au mur du Centre Commercial Colombia. Elle portait une parka verte. Elle avait les cheveux longs. Peut-être qu'à elle, il était arrivé la même chose. Peut-être que des sales types l'avaient bousculée. Peut-être qu'elle avait eu très peur et qu'elle avait couru. Le 115 avait promis de passer la voir. J'espère qu'ils l'ont fait et que ça va mieux pour elle.

 

A Paris, le seul centre d'hébergement d'urgence du Samu Social dédié aux femmes est menacé de fermeture. Frédéric Schoendorffer (le fils de Pierre Schoendorffer) a réalisé un court-métrage Cauchemar de Femme qui a valeur de vidéo-pétition. C'est en la partageant sur facebook ou twitter pendant le compte à rebours avant la fin du film que notre signature est enregistrée. Ce qui est dit est dit. Pour le reste, l'art et la manière, ici, quelle importance ?... On signe, c'est tout.

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 10:06

Une guérilla urbaine, ça ne mange pas de pain. Rien à voir avec une révolution ou un grand soir, c'est juste un acte d'appropriation de l'espace publi.

 

Bien que modeste et dérisoire, une guérilla urbaine délivre néanmoins un message, une sensation, une émotion, une colère. Elle frôle la performance artistique, mais garde vocation à occuper les lieux dérobés au peuple et au citoyen.

 

Je suis depuis longtemps attentive aux guérillas gardening et leurs seed bombs (bombes de graines) dont j'ai parfois étudié le modus operandi. J'aime assez le Park(ing) Day, les salons improvisés et le gazon à la place du béton. Je viens de découvrir I wish this was, initié par Candi Chang en 2010 à la Nouvelle Orléans. Des étiquettes à coller pour suggérer qu'un immeuble de bureaux désertés devienne un immeuble de logements sociaux. Ou encore... :

 

 

Champ-de-Mars-Rennes-26-janvier-2009-Affichage-courrier-sta.jpg

 

uneblague.jpg

 

 

jacobins.jpg

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 12:47

 

 

 

Le ciel n'est bleu que par convention, mais rouge en réalité.

                                                                         Alberto Giacometti

 

 

pantone-rouge-fiesta.jpg

 

Bonne année !

 

 

 

Nota bene : La couleur Pantone de l'année 2012 est Tangerine Tango, un orange avec beaucoup de "profondeur", une couleur "sophistiquée, dramatique et séduisante". Le rouge Fiesta n'a jamais eu cet honneur. Trop...trop ? Tant mieux.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 10:06

2011-07-01-30-juin-2011.jpg

 

Bof. A part un mortel ennui, un côté rigoriste voire janséniste, l'affiche 2011 des Tombées de la Nuit ne semble rien suggérer. On est à l'étroit. Il nous manque la liberté, la légèreté, la fantaisie, la folie douce, une musique, des couleurs, un royaume. Une première fois, le jeu typographique était original, on devinait à partir d'une seule lettre qu'il s'agissait des Tombées de la Nuit, l'occasion de vérifier la notoriété spontanée du festival. Fallait-il s'endormir sur l'expérience et réitérer ? Bof. Notre paysage urbain est composé d'images organisées ou sauvages, ponctuant nos trajets, attirant nos regards, transportant nos esprits, faisant décoller nos imaginaires. L'affiche est un moyen d'expression à part entière. Pas seulement informatif, mais aussi créatif. De créativité, on en redemande.


Les Tombées de la Nuit ont la chance inouïe d'être populaires et incontournables. Personne ne boudera le programme pour raison d'affiche paresseuse. Mais quand même, qu'on les y reprenne pas. 

 

> Les Tombées de la Nuit , du 5 au 9 juillet 2011 >>>

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 09:25

Plonk-et-replonk.jpg

© Plonk & Replonk Editeurs


 

Jour de manif pour l'avenir de l'école, probablement dans l'indifférence générale, parce qu'il fait si beau et que faut pas se plaindre, y a pirailleurs. ( Le pirailleurs, petit animal sournois qui autorise à relâcher sa vigilance et à baisser sa garde. )

 

Donc, en silence et contrits, nous pensons à Mademoiselle Bemolle et à sa classe d'hyperactifs. Ceux-là n'en ont peut-être pas conscience mais c'est ici qu'ils seront instruits pour la vie. Instruits. C'est-à-dire équipé d'un bagage dans lequel ils trouveront les moyens de comprendre le monde et de raisonner leur peur de l'inconnu. Parce qu'ils sauront. Tout de go ou s'ils ignorent, ils suivront les chemins de la connaissance. Oh, ça ne les protègera pas des bêtes et des méchants, mais plus nombreux ils seront, plus vite ils les chasseront.

 

Toutefois, être instruit, c'est démodé. Et Mademoiselle Bemolle a du souci à se faire pour ses petits. L'année prochaine, ils seront tant dans la classe qu'elle - si consciencieuse et si légendairement patiente - perdra quelquefois son sang-froid. En cachette, elle ira pleurer dans un coin, de rage et de dégoût, d'elle-même et de l'institution. Cela n'échappera pas aux enfants de la classe qui, en dépit de leur hyperactivité, n'en perdent pas une miette.


 

 

> "Les belles cartes postales" sont conçues à 1000 mètres d'altitude. Chez Plonk & Replonk, il y a de quoi se "décaler". Ces héveltiques doux dingues proposent un catalogue d'images niaises et truculentes à souhait.

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 09:54

8 mars Journée internationale des femmes (Large)

 

 

A Rennes, la femme est placide. Elle réfléchit en regardant le ciel. L'air contemplatif. Ainsi espère-t-elle poursuivre la révolution entamée par sa mère. Pour preuve, elle a un agenda de ministre, qui va au-delà du 8 mars. Une vraie pasionaria qui ne ménage pas sa peine.  Elle va de conférence en conférence, elle veut comprendre, elle veut apprendre. Apprendre comment exiger. Et quoi exiger. Oui, quoi ? semble se demander la dame de l'affiche.

 

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 11:48

Fin septembre 2010 033

 

... ce sera plus facile.

S'il fait pas beau, tant pis.

Ce sera bien aussi.

 

Bonne année 2011 !

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 10:35

Place du Parlement de Bretagne Rennes

 

Place du Parlement, à Rennes, Noël c'est pas beau.

On dit pas "c'est pas beau", on dit "j'aime pas".

J'aime pas.

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 12:47

 

 

 

  

Indignez-vous-Stéphane-Hessel

"A ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection, créer c'est résister, résister c'est créer.. "

 

Ecoutons la voix claire et sans concession de vieux messieurs loin d'être la moitié d'un imbécile. S'il nous arrive de douter de nos choix, de n'être plus très sûrs d'être à notre place, ces vieux messieurs confortent, renforcent, entérinent. Chez l'excellente Zoé Varier, le 29 octobre dernier, René Heitz, Charles Paperon, Pierre Moriau ont pris le temps d'expliquer leur colère et leur  indignation. Pourquoi ces anciens résistants ont-ils refusé le «diplôme d'honneur aux combattants de la deuxième guerre» que le Ministère de la Défense voulait leur remettre ? Leurs réponses résonnent, admirables de simplicité, de sens commun et d'humanisme.

 

 

 

« 93 ans. La fin n’est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance ! »

 

Sur les mêmes tonalités, la parole de Stéphane Hessel est toujours remarquable. Ce monsieur qui définit le bonheur comme la disponibilité à l'autre, publie un petit opus : Indignez-vous !  


Dont acte.

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 08:20

 

Luc Melanson

 

Hommage aux prunus de la Parcheminerie passés hier à la tronçonneuse.

Quelles qu'en soient les raisons, cette illustration du canadien  Luc Melanson vient à point nommé.



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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 08:20

Livre jeunesse impact écologique (Small)

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 08:45


Jeudi 25 mai 2010

 

" Pour ce 200eme billet de mon blog, c'est une bien triste nouvelle que je vous annonce. Trois ans après l'ouverture de la "plus belle boutique du monde" une page va se tourner.

 

J'ai essayé de vivre d'un commerce différent, un commerce ayant une démarche globale, écologique et équitable, respectueux de l'homme et de l'environnement, ici aucun des produits n'est responsable de la destruction de l'environnement ni ne participe à un quelconque esclavage des travailleurs, des artisans.


Un commerce qui ne transformait pas la foret amazonienne en hamburger, les forets d'Indonésie en barre chocolatée, qui ne participait pas à la lente et inexorable montée de la sur-puissance de Mosanto et de ses OGM, qui n'exploitait pas des enfants, des ouvrièr(e)s, des prisonniers, qui n'obligeait pas aux suicides de masse des producteurs de coton indien...


Un commerce véritablement équitable, sauf pour moi et pour ma famille, c'était un acte militant qui nous à couté et va encore nous encore nous couter beaucoup d'argent, trois ans de non salaire pour arriver à ne plus pouvoir payer son loyer, ses factures. (...)

 

                                                                                  >>> lire la suite

 

 

 

Yann avait ouvert sa boutique en 2007. Des Bouts du Monde à Narbonne, un commerce "autrement". Nous nous étions naturellement rencontrés sur la Toile, ça allait de soi. Sur la route d'un retour de vacances, nous avions fait halte et bu chez lui du coca breton équitable.

 

Son message m'a touchée, peinée, je crois bien que j'ai eu envie de pleurer. Inutile d'en rajouter, mon empathie pour cette histoire va aussi de soi. En revanche, ce qui ne va de soi, c'est le commerce autrement. Car le monde est tel qu'il est. Yann le sait mieux que moi, lui qui a voyagé plus loin que moi.

 

Nous qui arrivons à l'entreprise par le projet, avons du système une vision confuse. Humanistes, nous nous y installons avec naïveté. Et alors ? croyons-nous... Et alors, trois ans plus tard,  patatrac, boum, kaput. 

 

Le commerce autrement ne serait-il qu'un leurre ? Ni accepté ni acceptable. Les règles du commerce seraient-elles immuables ? Basées sur la richesse financière? Car au fond, quelles initiatives alternatives réussissent ? Celles qui peuvent s'offrir de l'emplacement n°1, de la pub à tout casser, du stock à tout casser, un compte bancaire jamais dans le rouge, des cautions personnelles solides comme du béton armé ? Apparemment, oui, celles-là. Parce qu'e d'un point de vue financier, elles ne sont pas alternatives, elles sont rigoureusement conformes aux attentes des banquiers, des bailleurs, des notaires et de la corporation. Parce ce monde parle le même langage et que nos mots à nous ne leur parviennent pas ainsi que nous les énonçons. Parce que nous sommes des doux-rêveurs, des sans le sou, des "artistes"...


Je n'oublierai pas ce jour où, dans ma boutique presque vide, je me suis entendue dire , sur le ton de moquerie bourgeoise, que j'étais sûrement une artiste... oh, pas une artiste au sens strict du terme, mais une sorte de bohémienne, de martienne dans le monde du commerce...  Comme si la boutique n'avait été qu'une sorte de passe-temps, de hobby... ou une lubie expérimentale. un tour du monde sur un bateau. Un truc comme ça, pour essayer.


C'était pourtant un travail, un vrai travail dans la vraie vie. Il aurait pu prendre une autre forme, c'est vers celle-ci que la vie m'avait menée. C'est vers celle-ci que la vie a mené Yann. Un  travail, ce sont des horaires, des compétences, des apprentissages, des questionnements, des problèmes à régler, des calculs à faire, des gens à appeler, des journées à organiser, des choses à penser, des décisions à prendre, des tâches à exécuter. Nous avions prévu que ce travail nous ferait vivre, une aspiration on ne peut plus normale. Un travail.


Après ces expériences professionnelles, nous pourrions nous cacher au fond des bois, nous carapater comme des tapettes à mouches, faire le mort.

 

Ben non. Non non non. 


Car, désormais nous savons. Ah ah ah !!! Nous sommes entrés dans la bergerie, nous avons vu.  Tout.  Le bon comme le mauvais, les forces et les faiblesses, les vérités et les mensonges. Avoir été à l'intérieur, dans le ventre du système et en être sortie vivante, est une consolation qui m'évite personnellement d'être aigrie. La digestion n'étant pas terminée mais plutôt en bonne voie, ma vision de ce système économique est en effet de moins en moins floue. Je mesure combien je le connais. Voilà probablement ce qui nous a manqué, au début. Voilà probablement ce que nous avons gagné, à la fin.


Ainsi mieux instruits, tenterons-nous d'autres incursions ? Trop tôt pour le dire. Contentons-nous de dire, de témoigner, de transmettre. C'est le moins que l'on puisse faire.

 





 

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 09:12

CLPJ 93


Aujourd'hui, 8 avril, le conseil général de la Seine-St-Denis entre en guerre. C'est la "fronde des départements", qui se traduit par le "budget de révolte" contre l'Etat, mauvais payeur (non-remboursement des prestations sociales de type RSA/RMI).  Nous les gueux, on aime ces résistances à l'oppresseur, quand celui-ci ne tient pas ses responsabilités. de gardien de l'intérêt général. Mais lorsqu'on mesure les dommages colatéraiux, on s'avoue moins tranquilles. Les difficultés financières du département vont en effet restreindre les aides attribuées aux actions autour du livre, en particulier autour du livre jeunesse.


Si, chaque année, le Salon du Livre Jeunesse focalise notre curiosité, en Seine-St-Denis, mine de rien, l'attention au livre est une posture quotidienne. Ainsi,  les Malles à Lire, sélections thématiques, se posent dans une école, dans un centre de loisirs, offrant leurs trésors aux tout-petits, le temps qu'il faut. Exemple.


Quel intérêt y-a-t-il à s'émouvoir de cette actualité ? Le livre jeunesse n'est-il pas qu'une affaire d'intellos-bobos ? Nos tout-petits se fichent pas mal de ces considérations socio-culturelles. Nous les gueux, ce qui nous plait, c'est le soir à la maison. Les loups dans la forêt, les dragons qui crachent le feu, les couleurs mul-ti-co-lores, les nouveaux mots, l'imagination au pouvoir, la faculté de rêver et de grandir, de l'ailleurs que l'on ne nomme pas, mais qui se voit  comme le nez au milieu de la figure. C'est ainsi que les histoires doivent être : données à tout le monde. C'est le sens du travail du CLPJ 93.


Mais en ce moment, le CLPJ 93 se bat contre le Conseil Général qui se bat contre l'Etat, fomenteur de la guerre de tous contre tous.


On pourrait essayer quelque chose...

La cohésion.

Il doit exister une histoire...



Uptodate 9 avril, 18 heures : La subvention de fonctionnement du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis pour le Salon du livre et de la presse jeunesse est entièrement maintenue !

 

 


 


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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 12:52
LONDRES Liberty (Small)A Londres, le magasin Liberty côté Carnaby Street


Si j'avais été fin stratège et business-business, j'aurais installé Endo, à Regent Street, Londres.

Hier, un investisseur de goût et sûrement sensible aux batistes à fleurs, le groupe allemand Sirosa, a acheté les murs de la vieille maison de style Tudor pour la somme de 45,6 millions d'euros, dans laquelle Liberty est installé depuis 1875. Tranquillement, la marque londonienne a négocié un  bail de 30 ans, pour un loyer annuel révisable de 2,2 millions d'euros.

De ces micro-nouvelles qui vous renvoient directement dans votre cour. Et sans discuter, siouplait.


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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 16:48

... www.endo-france.com doit faire silence. Ironie du sort. Ah, Fortuna, déesse de la roue qui tourne, comme tu es ingrate et capricieuse !

En avril 2007, l'installation de la boutique Endo rue Poullain Duparc coïncide avec la décision de Joanna Bobula, l'âme et le talent d'Endo à Varsovie, de mettre la marque en vente. C'est totalement inattendu, mais Joanna espère que la vente sera rapide et que la reprise ne changera pas fondamentalement Endo. Nous croisons les doigts et achetons quelques gris-gris.
Lorsque la fabrication dans les ateliers est suspendue, à l'automne suivant, à Rennes, c'est la panique ! Tous mes choix sont remis en question. La défection d'Endo Pologne coûte cher, je considère que la boutique ne s'en est jamais relevée. Cependant, l'orientation prise alors - diffusion de la création locale -  se révèle aujourd'hui moteur de mon présent et de mon avenir proche, humainement et socialement essentielle.

A Varsovie, chez Endo, il faudra attendre fin 2008 pour que Aneta Kołaszewska, créatrice de la marque polonaise 5-10-15, soutenue par la holding d'investissement Florintas, s'engage dans la reprise de Endo. De façon prévisible, des options mondialistes sont annoncées :  fabrication à Canton, développement à l'Est, en particulier en Russie. Pour le contenu, les illustrateurs, dont Anna Ladecka, sont recontactés et sollicités, à nouveau.  C'est encore mystérieux.

Automne 2009. Endo Pologne réapparaît finalement, sous la forme d'un nouveau site, de nouvelles boutiques en Pologne et d'un style différent. Les nostalgiques retrouveront quelques traces de la poésie de la marque, ici ou là, sans plus, rebrousseront chemin, sans doute.

Et pendant c'temps là... à Rennes, la liquidation judiciaire de la boutique Endo entraine la fermeture du site www.endo-france.com. Un conseil cependant : se méfier du rhino qui dort.



www endo pl

Une illustration d'Anna Ladecka chez Endo Pologne












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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 16:43

Le commerçant rennais est verni. Sur lui, on veille. Pour lui, on anticipe. En son nom, on précautionne. Une manifestation programmée ? Clic, un mail dans la boite. Un dimanche négocié ? Clic, un mail dans la boite. Un risque de coupure d'électricité ? Clic, un mail dans la boite.

Ah qu'il est bon de se sentir protégé et chaperonné...


"La chute brutale des températures risque de perturber l'alimentation électrique de la région Bretagne.Nous nous permettons de vous informer du risque réel de coupure, et vous invitons à éteindre tout ce qui n'est pas nécessaire dans vos magasins rennais entre 18h et 20h."" (Jeudi 17 décembre 2009).

Et après ? On fait ce qu'on veut ? Trop pur ! Merci mon ange.


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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 18:12


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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 18:10
A la fin du Grand Livre des Droits de l'Enfant, chez Rue du Monde, un des livres de chevet de l'ex-boutique Endo, la Convention Internationale adoptée par l'ONU en 1989.

Article 3 : "... l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale". Article 9 : " Les Etats parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré...". Article 27 : " Les Etats parties reconnaissent le droit de tout enfant à un niveau suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social ".

En mai 2008, dans le Monde diplomatique, un article "Après-guerre et or noir en Angola" : " Les inégalités sont criantes : entre régions, entre zones urbaines et rurales, entre la côte et l’intérieur. Et elles sont parmi les plus élevées du monde : 68,2 % de la population (13 millions d’habitants) vit avec moins de 2 dollars par jour (1,25 euro). La dégradation de l’état sanitaire est mise en évidence par des épidémies récurrentes de choléra (plus de soixante-dix mille cas en 2006, dont deux mille huit cents morts). En dépit d’un taux de croissance à deux chiffres depuis quelques années (23 % en 2007), le pays — qui se trouve au 162e rang (sur 177) sur l’échelle du développement humain (2) — ne pourra atteindre un seul des Objectifs du millénaire pour le développement (santé, éducation, réduction de la pauvreté, etc.) en 2015 (3). "

En recevant l'invitation de Coq en Pâte, je me suis dit que ce gros ceour rose et ces bons sentiments, ça lui ferait une belle jambe, à Chama, fils de Joao Abel Gabriel, actuellement en centre de rétention. Simultanément, je me suis dit que c'était peut-être notre part de colibri, en quelque sorte. J'ai donc accepté le raccourci, conscience des incompatibilités.




Chez Coq en Pâte, Tinou Le Joly Sénoville dessine pour Amnesty International. "Les droits de l'enfant, c'est le devoir des grands".  Sur Playtime, l'équipe de la petite entreprise malouine, vent en poupe, présentait les prototypes et le visuel qu'elle nous avait jusqu'alors cachés. Pour l'édition de septembre de Maison et Objet , Coq en Pâte affiche son parti pris de créateur éthique. Et sans doute, sa part de colibri...



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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 12:52

Alors, j'me baladais, tranquille-tranquille, dans la blogosphère immense et chronophage. Quand, tout à coup, tout près d'ici, je tombe nez à nez avec... moi-même. Enfin, quelque chose qui ressemble à moi-même : à mes petites idées assorties de quelques valeurs ouvertement revendiquées, à des mots que j'ai coutume d'employer, à une patte assez personnelle. (Hormis les fautes : chez Endo et Calicot, c'est 20/20. Sauf étourderie. Un principe.) Ahurissant. Imaginez, vous vous promenez, tranquille-tranquille et vous tombez nez à nez avec vous-même. A votre travail. A vos efforts. Redoutable !  Je me dis, j'ai la berlue, faut pas s'agiter. J'appelle les autres. Les autres ont l'oeil vif. Ils regardent. Ils prennent un air grave. Si, si, ils me disent. C'est bien toi-même. Ben ça alors ! J'en suis toute chamboulée. Je me tourne et me retourne dans mon lit. Quelques jours... Je me remets au travail. Je passe mon chemin et je reprends ma route. Allez, on va pas en faire un fromage.


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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 08:20


Jour férié fermé.

Normal.




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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 16:11
Qu'est-ce tu fais dans la vie ? J'auto-entreprends.

Du verbe auto-entreprendre. Qui ne veut strictement rien dire. Auto-, soi-même. Entreprendre, prendre la résolution de faire quelque chose. Auto-entreprendre, prendre la résolution soi-même de faire quelque chose.  Au-delà des incohérences linguistiques, le terme recouvre surtout une réalité enquiquinante. Présenté depuis le 1er janvier 2009 comme la solution simplissime qui va sauver du marasme administratif les créateurs d'entreprise, le statut d'auto-entrepreneur est l'arbre qui cache la forêt. Une forêt où il se pourrait que l'on perde âme, énergie, économies, illlusions et droits à la retraite si l'on ne fait pas preuve de prudence.

Quelques règles peut-être, depuis un point de vue tout personnel...

  • Ne pas considerer la création d'entreprise comme une fin en soi. Les initiatives les plus intéressantes, les plus marquantes sont  probablement les projets qui mènent à la création d'entreprise, et non pas l'inverse.
  • Quant à créer son emploi, il n'y a de quoi être vraiment fier que si l'on peut en vivre, il n'y a de quoi être vraiment fier que si l'on peut partager son expérience, devenir plusieurs, former, transmettre, recevoir. Sinon, c'est un peu triste.
  • Se questionner. Pourquoi ? Pour qui ? Quelle approche ? Quelle démarche ? Quelle ligne de conduite ? Quelles valeurs ?
  • Calculer, estimer, vérifier. Distinguer chiffre d'affaires de bénéfice.  S'intéresser au  vocabulaire.
  • Ne pas perdre de vue que c'est en contribuant que se fait la répartition, au nom de la solidarité. Principe qui s'applique à tout un chacun, y compris à soi. Pas de cotisations, pas d'indemnités.
  • Evaluer, chercher, observer, écouter. Comme me le dit notre Gloupote éclairée et perspicace, ce statut nouveau et séduisant ne saurait dispenser - en amont  - d'une réflexion approfondie et de l'accompagnement par des structures expérimentées.
  • Rester dans le cadre du droit du travail. Refuser tout compromis. Tout manquement. Tout détournement. Toute profitation.

L'examen sous ses coutures les plus clandestines, le pesage du pour + du contre seront de sages précautions. Lire aussi cet article de Politis et  écouter Là-bas si j'y suis. Pour une vision complète du système et de ses limites.

Pour éviter l'explosion en plein vol.








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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 10:00






C'est dimanche.
Et si ça arrivait à nouveau aujourd'hui,
pour rien au monde, je ne voudrais rater ça.... :






Pour des raisons familiales, sociales,
poétiques et citoyennes,
la boutique Endo sera
obstinément fermée
dimanche 21 décembre,

ainsi que tous les dimanches à venir.

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 18:49

Quand j'étais petit, j'allais à l'école maternelle avec Mr Grenouille. C'est là que j'ai appris à jouer avec les autres, à écouter des histoires, à reconnaître les couleurs, à faire des galipettes, à jardiner la terre, à faire pousser des graines, à entendre les sons, à chanter en rythme tout bas ou plus fort, à dessiner un bonhomme qui rigole, à jouer aux échecs, à aimer les adultes, à choisir un livre qui me plait, à sculpter la terre, à mélanger les couleurs, à écrire mon prénom, à écrire pour la vie, à regarder les traces dans le ciel, à savoir si c'est demain ou si c'était hier, à me souvenir, à raconter, à regarder autour de moi, à multiplier sans le savoir, à m'égarer dans les livres...


Certains prétendent que l'école maternelle, un jour, ça n'existera plus. Je trouve ça débile de dire ça. C'est pas possible.

 

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 08:58

Aucune école ne sera donc épargnée... Toutes auront à porter l'histoire de l'enfant du sans-papier, arrêté parce qu'il traversait en-dehors des clous. Incroyable métaphore, traverser en-dehors des clous.


L'école Quineleu de Rennes en a gros sur le coeur. Comme avant elle, l'école Joseph Lotte et d'autres.


Cette fois, c'est le papa de la petite Meddjina, 4 ans, qui doit imaginer un retour dans un pays quitté il y a 17 ans. Haïti. Vous savez. L'extrême pauvreté, la corruption, les coups d'Etat, les tontons Macoute, Aristide. Un havre de paix pour citoyen du monde et petite fille de 4 ans.

 
L'école Quineleu se mobilise. Le prochain rendez-vous est mardi, à 14 heures, devant le Tribunal Administratif, 3 Contour de la Motte. La pétition est ici : www.educationsansfrontieres.org/article15399.html

On peut aussi lire, relire avec nos enfants le livre de Pinguily repéré sur ce blog en 2006 : Même les mangues ont des papiers (Ed. Rue du Monde).


Résumé de cette actualité sur Libérennes.




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L'édito d'Endo

Jusqu'en 2009, Endo a été une marque polonaise de vêtements pour enfants, une boutique en centre-ville de Rennes, une boutique en ligne avec un .com, une expérience de "commerce autrement", un lieu de diffusion et de soutien à la création artisanale locale, un espace d'expositions, un faiseur de petits événements et de grandes rencontres.

 

Tout ça à la fois, qui se raconte depuis septembre 2005 sur ce blog.  

 

Même pas mort, ce blog continue à regarder autour de soi le beau, l'insolite, le poétique, l'énervant, voire plus.


           Christèle Fournier

           endo.fr@free.fr

 

 

 

 

  J'ai rebondi là... 

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