Je le dis... ça m'chiffonne !

Mardi 29 septembre 2009


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Vendredi 4 septembre 2009
A la fin du Grand Livre des Droits de l'Enfant, chez Rue du Monde, un des livres de chevet de l'ex-boutique Endo, la Convention Internationale adoptée par l'ONU en 1989.

Article 3 : "... l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale". Article 9 : " Les Etats parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré...". Article 27 : " Les Etats parties reconnaissent le droit de tout enfant à un niveau suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social ".

En mai 2008, dans le Monde diplomatique, un article "Après-guerre et or noir en Angola" : " Les inégalités sont criantes : entre régions, entre zones urbaines et rurales, entre la côte et l’intérieur. Et elles sont parmi les plus élevées du monde : 68,2 % de la population (13 millions d’habitants) vit avec moins de 2 dollars par jour (1,25 euro). La dégradation de l’état sanitaire est mise en évidence par des épidémies récurrentes de choléra (plus de soixante-dix mille cas en 2006, dont deux mille huit cents morts). En dépit d’un taux de croissance à deux chiffres depuis quelques années (23 % en 2007), le pays — qui se trouve au 162e rang (sur 177) sur l’échelle du développement humain (2) — ne pourra atteindre un seul des Objectifs du millénaire pour le développement (santé, éducation, réduction de la pauvreté, etc.) en 2015 (3). "

En recevant l'invitation de Coq en Pâte, je me suis dit que ce gros ceour rose et ces bons sentiments, ça lui ferait une belle jambe, à Chama, fils de Joao Abel Gabriel, actuellement en centre de rétention. Simultanément, je me suis dit que c'était peut-être notre part de colibri, en quelque sorte. J'ai donc accepté le raccourci, conscience des incompatibilités.




Chez Coq en Pâte, Tinou Le Joly Sénoville dessine pour Amnesty International. "Les droits de l'enfant, c'est le devoir des grands".  Sur Playtime, l'équipe de la petite entreprise malouine, vent en poupe, présentait les prototypes et le visuel qu'elle nous avait jusqu'alors cachés. Pour l'édition de septembre de Maison et Objet , Coq en Pâte affiche son parti pris de créateur éthique. Et sans doute, sa part de colibri...



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Mercredi 27 mai 2009

Alors, j'me baladais, tranquille-tranquille, dans la blogosphère immense et chronophage. Quand, tout à coup, tout près d'ici, je tombe nez à nez avec... moi-même. Enfin, quelque chose qui ressemble à moi-même : à mes petites idées assorties de quelques valeurs ouvertement revendiquées, à des mots que j'ai coutume d'employer, à une patte assez personnelle. (Hormis les fautes : chez Endo et Calicot, c'est 20/20. Sauf étourderie. Un principe.) Ahurissant. Imaginez, vous vous promenez, tranquille-tranquille et vous tombez nez à nez avec vous-même. A votre travail. A vos efforts. Redoutable !  Je me dis, j'ai la berlue, faut pas s'agiter. J'appelle les autres. Les autres ont l'oeil vif. Ils regardent. Ils prennent un air grave. Si, si, ils me disent. C'est bien toi-même. Ben ça alors ! J'en suis toute chamboulée. Je me tourne et me retourne dans mon lit. Quelques jours... Je me remets au travail. Je passe mon chemin et je reprends ma route. Allez, on va pas en faire un fromage.


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Vendredi 8 mai 2009


Jour férié fermé.

Normal.




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Mercredi 25 mars 2009
Qu'est-ce tu fais dans la vie ? J'auto-entreprends.

Du verbe auto-entreprendre. Qui ne veut strictement rien dire. Auto-, soi-même. Entreprendre, prendre la résolution de faire quelque chose. Auto-entreprendre, prendre la résolution soi-même de faire quelque chose.  Au-delà des incohérences linguistiques, le terme recouvre surtout une réalité enquiquinante. Présenté depuis le 1er janvier 2009 comme la solution simplissime qui va sauver du marasme administratif les créateurs d'entreprise, le statut d'auto-entrepreneur est l'arbre qui cache la forêt. Une forêt où il se pourrait que l'on perde âme, énergie, économies, illlusions et droits à la retraite si l'on ne fait pas preuve de prudence.

Quelques règles peut-être, depuis un point de vue tout personnel...

  • Ne pas considerer la création d'entreprise comme une fin en soi. Les initiatives les plus intéressantes, les plus marquantes sont  probablement les projets qui mènent à la création d'entreprise, et non pas l'inverse.
  • Quant à créer son emploi, il n'y a de quoi être vraiment fier que si l'on peut en vivre, il n'y a de quoi être vraiment fier que si l'on peut partager son expérience, devenir plusieurs, former, transmettre, recevoir. Sinon, c'est un peu triste.
  • Se questionner. Pourquoi ? Pour qui ? Quelle approche ? Quelle démarche ? Quelle ligne de conduite ? Quelles valeurs ?
  • Calculer, estimer, vérifier. Distinguer chiffre d'affaires de bénéfice.  S'intéresser au  vocabulaire.
  • Ne pas perdre de vue que c'est en contribuant que se fait la répartition, au nom de la solidarité. Principe qui s'applique à tout un chacun, y compris à soi. Pas de cotisations, pas d'indemnités.
  • Evaluer, chercher, observer, écouter. Comme me le dit notre Gloupote éclairée et perspicace, ce statut nouveau et séduisant ne saurait dispenser - en amont  - d'une réflexion approfondie et de l'accompagnement par des structures expérimentées.
  • Rester dans le cadre du droit du travail. Refuser tout compromis. Tout manquement. Tout détournement. Toute profitation.

L'examen sous ses coutures les plus clandestines, le pesage du pour + du contre seront de sages précautions. Lire aussi cet article de Politis et  écouter Là-bas si j'y suis. Pour une vision complète du système et de ses limites.

Pour éviter l'explosion en plein vol.








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Samedi 22 novembre 2008

Quand j'étais petit, j'allais à l'école maternelle avec Mr Grenouille. C'est là que j'ai appris à jouer avec les autres, à écouter des histoires, à reconnaître les couleurs, à faire des galipettes, à jardiner la terre, à faire pousser des graines, à entendre les sons, à chanter en rythme tout bas ou plus fort, à dessiner un bonhomme qui rigole, à jouer aux échecs, à aimer les adultes, à choisir un livre qui me plait, à sculpter la terre, à mélanger les couleurs, à écrire mon prénom, à écrire pour la vie, à regarder les traces dans le ciel, à savoir si c'est demain ou si c'était hier, à me souvenir, à raconter, à regarder autour de moi, à multiplier sans le savoir, à m'égarer dans les livres...


Certains prétendent que l'école maternelle, un jour, ça n'existera plus. Je trouve ça débile de dire ça. C'est pas possible.

 

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Dimanche 21 septembre 2008

Aucune école ne sera donc épargnée... Toutes auront à porter l'histoire de l'enfant du sans-papier, arrêté parce qu'il traversait en-dehors des clous. Incroyable métaphore, traverser en-dehors des clous.


L'école Quineleu de Rennes en a gros sur le coeur. Comme avant elle, l'école Joseph Lotte et d'autres.


Cette fois, c'est le papa de la petite Meddjina, 4 ans, qui doit imaginer un retour dans un pays quitté il y a 17 ans. Haïti. Vous savez. L'extrême pauvreté, la corruption, les coups d'Etat, les tontons Macoute, Aristide. Un havre de paix pour citoyen du monde et petite fille de 4 ans.

 
L'école Quineleu se mobilise. Le prochain rendez-vous est mardi, à 14 heures, devant le Tribunal Administratif, 3 Contour de la Motte. La pétition est ici : www.educationsansfrontieres.org/article15399.html

On peut aussi lire, relire avec nos enfants le livre de Pinguily repéré sur ce blog en 2006 : Même les mangues ont des papiers (Ed. Rue du Monde).


Résumé de cette actualité sur Libérennes.




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Mercredi 17 septembre 2008


Jeudi 11 septembre, dans
maville.com (repérage d'Elisa : merci )

Christiane, employée dans une mutuelle étudiante. « J'habite depuis une quarantaine d'années à Rennes et je remarque que toutes les petites épiceries ferment. Tout disparaît, je ne trouve plus de mercerie ou de magasin de vêtements pour enfants. Il manque aussi beaucoup de boulangeries et de boucheries. On ne peut plus faire ses courses dans le centre-ville, on est obligé de se diriger vers les grandes surfaces. »

Ben mince alors, et la boutique Endo, elle compte pour du beurre ?



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Lundi 21 juillet 2008
Surprise de juillet dans ma boite à lettres électronique ce matin : une enquête sur les soldes, émanant de la CCI d'Ille-et-Vilaine. A priori tout ce qu'il y a de plus normal. Disciplinée et convaincue que si je n'y réponds pas, ma voix ne se fera pas entendre, je m'y colle. Tout ce qu'il y a de plus normal. C'était oublier qu'un train peut en cacher un autre. Les deux dernières questions m'ont sérieusement chatouillée. D'autant plus qu'à part les ignorer complètement, elles ne pouvaient ne laisser aucune échappatoire :

Pour terminer, nous allons parler de l'ouverture des commerces les jours fériés et les dimanches.

Concernant les jours fériés en 2009, quelles dates proposeriez-vous pour l'ouverture des commerces ?
Classez les dates par ordre de préférence (1 = date préférée...)

Concernant les dimanches en 2008 et 2009, souhaitez-vous être ouverts ...?
le 1er dimanche avant Noël les 2 dimanches avant Noël les 3 dimanches avant Noël
le 1er dimanche des soldes d'hiver le 1er dimanche des soldes d'été


Je les ignorées. Enfin... pas complètement :

Bonjour,

Dans le cadre de votre enquête sur les soldes d'été, vous nous questionnez également sur les ouvertures les jours fériés et les dimanches. Je regrette que, contrairement aux précédentes, ces questions soient fermées et ne permettent aucun commentaire. Merci de bien vouloir transmettre ce message et l'ajouter à mes réponses.

Personnellement, je suis très défavorable à cette déreglementation et à toute dérogation. Je pense que dans ce domaine, la ville de Rennes maintient un cap que la CCI doit respecter. Le commerce indépendant ne survivra pas parce qu'il ouvrira plus longtemps et plus souvent. Il existera parce qu'il est accueillant, inventif, intelligent et différent. C'est cette différence qu'il faut cultiver et encourager. C'est autant de notre responsabilité que de celle des chambres
consulaires et des collectivités locales. En ouvrant le dimanche et les jours fériés, on choisit l'uniformisation, on accepte de se conformer aux comportements de la grande distribution. Comparons cette question à celle des soldes et à la notion de prix juste. Les grandes enseignes et les franchises sont entrées dans un tel système de remises, promos, soldes délirants que les clients attendent ces périodes pour acheter. Parce que la notion de prix juste n'a plus de sens. faut-il reproduire ce schéma ? La fréquentation de ma boutique avant les soldes est régulière et stable. Chez bip, en revanche, le magasin est déserté 3 semaines avant les soldes (de source sûre !). Si Endo est ouvert le dimanche, que se passera-t-il le reste de la semaine...? SI je n'ouvre pas le dimanche, mes clients n'iront pas pour autant acheter leurs doudous ou les vêtements de leurs enfants chez Leclerc. L'offre n'y est pas tout simplement pas la même.

Pourquoi le commerce vivrait-il sur un rythme différent du reste de la société ? Lorsque le repos hebdomadaire a été mis en place et voté au début du vingtième siècle, ce n'était pas pour des raisons religieuses. C'était pour des raisons sociales et sanitaires, dont il serait bon de se souvenir. Il est important, je crois, d'adopter une attitude commune et d'être ensemble - en société - au moins un jour par semaine.

Cordialement,
Christèle Fournier
Boutique Endo



J'aurais pu ajouter qu'à l'heure où le pouvoir/vouloir d'achat est en question, il semble contradictoire d'inciter à plus de consommation... Ma copine M. dit souvent que nous vivons une époque baroque. Elle veut sans doute dire paradoxale.


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Dimanche 6 juillet 2008


"T'as remarqué ? Y a plus personne depuis le début des soldes..."

J'avais tort de me réjouir d'une fréquentation croissante depuis deux mois, comme une croisière prenant sa bonne vitesse. Dans ce métier, il ne faut jamais se hâter. L'aléatoire est intrinséquemement-profondément-inexorablement lié à l'activité. Nous le savons bien et nous nous sommes finalement bien accoutumés de cette caractéristique. Mais tout de même, cette année, le phénomène est nouveau. Nous en causons, étonnés. Des explications plus ou moins satisfaisantes sont avancées. Elles valent ce qu'elles valent et rassurent, un temps. Qu'importe.


Nous intégrerons dans notre tableau de bord ce nouvel aléa: soldes = fin des haricots.




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Mardi 1 juillet 2008

Mardi matin, j'avais rendez-vous avec le service public. Les incomptabilités d'humeurs et de valeurs entre le petit commerçant et le service public sont notoires. Entre les deux, on dit qu'il y a un monde. Faux.

En ce qui me concerne, je n'ai jamais eu à me plaindre de mes relations de petite commerçante avec le service public. Clémentes et courtoises,quelle que soit la situation, quel que soit le problème du moment. J'ai connu des partenaires beaucoup moins compréhensifs et moins enclins au dialogue, plus administratifs en quelque sorte.  Seule réserve : les procédures complexes et obscures, qui, si elles ne me facilitent pas la vie, ne facilitent probablement pas non plus celle des agents à mon service. Enfin, quand je m'apprête à rédiger un chèque, je pense à l'école de mes enfants, à l'hopital de ma grand-mère, au train du matin et du soir... Par exemple.

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Samedi 29 mars 2008

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Mardi 12 février 2008
undefined Les agences immobilières traverseraient une période délicate. Je ne m'attendris ni n'applaudis. Je choisis de regarder autour de moi.

Notre quartier connait une vague d'installations qui tendrait à contredire la rumeur. Dernière installation en date, au numéro 11 de notre rue. Lorsque les artisans ont descendu l'enseigne du capilliculteur, je me suis renseignée. " De toute façon, c'est soit ça (une agence immobilière), soit une banque ! ".

Le phénomène n'est pas nouveau. Il semblait pourtant ralentir.

J'étais mal informée.



 
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Jeudi 31 janvier 2008

En 2007, lorsque j'ai eu maille à  partir avec la banque de notre petite entreprise, et après avoir repris mon souffle, j'ai cherché ce qui avait pu justifier tant d'agitation autour d'un compte professionnel modeste et  inoffensif - tous les risques ayant été, à nos yeux, circonscris par le truchement du nantissement sur le fond de commerce, de notre caution solidaire et de la garantie d'un organisme public sur le prêt professionnel, et de la vente imminente du pas de porte.

Plusieurs pistes.

Dont celle-ci : les accords de Bâle II.  Des trucs  qui permettent de mesurer tous les risques : les risques de marché, les risques de crédit et les risques opérationnels. En gros, c'est une surveillance prudentielle des banques, sous l'égide des banques centrales. Le ratio Mc Donough passe à la moulinette un ensemble de données très subtiles et très exigeantes afin d'évaluer la solvabilité des banques. Dormons sur nos deux oreilles, Mc Donough veille.

Et devinez quoi ? Le processus se reporte sur nous, clients : entreprises et particuliers. Transfert de risque. En retardant le réglement de l'échéance de mon prêt professionnel de trois semaines, je ne savais pas à quel point je représentais une menace pour les systèmes financiers internationaux.  Passé à la moulinette de données très subtiles et très exigeantes, le compte professionnel de ma petite entreprise avait alors déclenché une lumière rouge. Et affolé l'établissement. 

En ce moment, va savoir pourquoi, je pense souvent à la surveillance prudentielle, à Mc Donough et à toutes ces choses romanesques... Et comme ma complice du 9, lisant la lettre du président Bouton à ses chers clients, je suis...perplexe.
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Dimanche 25 mars 2007

Ainsi, nous ne sommes pas seuls ? Ainsi...d'autres aussi ?

Reçu, cette semaine, un message de Yann Rudent, venu jusqu'à ma boîte aux lettres, via le blog. A Narbonne, avec Des Bouts du Monde, Yann cherche à composer autour du commerce équitable, à composer un projet différent. A Narbonne, Yann s'interroge sur la légitimité des droits d'entrée, sur la création d'une entreprise alternative. A Narbonne, Yann se sent  "hors-norme".

Son blog et ses articles résonnent comme un écho... S'il n'y a pas lieu de se féliciter d'être nombreux à se cogner à la réalité économique et spéculative, peut-être faut-il voir dans ces convergences d'expériences la possibilité de résister, la possibilité de poser des jalons, la possibilité d'exister malgré tout.

Cécile, sur l'article " La norme et la création d'entreprise", cite Marcel Pagnol :

" Tout le monde savait que c'était impossible.

Est arrivé un qui ne savait pas et qui l'a fait "

 

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Endo

Boutique en ligne


www.endo-france.com

Paiement sécurisé via Paypal


Christèle Fournier
endo.fr@free.fr

AnouchkaPotdevin expose

dans la Galerie

de l'Escalier, espace LTM.


L'EDITO d'avant

C'était une petite boutique au bout du couloir, ouverte sur le monde. C'était une petite boutique poétique et

rigolote. Il y avait un rhinocéros. Des valisettes et, dedans, un chat. On y croisait parfois une créatrice. Ou deux. Le coton était doux et écologique. On pouvait y parler du monde qui nous entoure. Et choisir de soutenir ce commerce autrement.
L'EDITO du 31 juillet 2009, 19h


La boutique Endo n'a plus le choix. Elle tourne la page. Et prend d'abord des vacances. Mais n'ouvrira plus ses portes comme avant. Fin d'une histoire.

Merci infiniment à tous, qui avez aimé cette atmosphère, ce regard, ce lieu, cette expérience sensible. Merci d'être venus et d'avoir fait ces choix. Merci d'avoir encouragé les efforts, les initiatives, les inventions.

Merci infiniment les
créatrice

s,  qui m'avez définitivement mise sur la voie du beau et du savoir-faire. Merci les filles d'être restées jusqu'à ce soir.

Merci les talentueux artistes, qui avez fait des bouts de chemin avec la boutique.


Merci les amis, les voisins, les mitoyens qui se sont arrangés pour que cette dernière semaine soit aussi sucrée que possible. Merci aussi pour avant et aussi pour après.

Merci les enfants pour vos dessins.


Merci les miens pour les fleurs.

La boutique en ligne continue, le blog aussi. Quelques ventes ponctuelles in situ, à suivre. Et aussi, des aventures dont je n'aurais jamais eu l'idée sans Endo.

                   Bises,

Christèle Fournier,
boutiquière et marchande
pe
ndant 4 ans 1/2 ...
si on m'avait dit ça il y a 20 ans, ça m'aurait bien fait rigoler. 

 

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